jeudi 26 mars 2009
Hentai Nemo
Question sex-toys, je suis plutôt vieux-jeu. Comprenez: je n'ai absolument rien contre, ouh là non ! Mais dès que ça commence à ressembler à un mignon petit lapin, j'adhère plus des masses.
Alors là, le Nemo-pervers-défoncé, je peux pas...
illustration: disponible chez Concorde... d'ailleurs, faites un tour sur la page des vagins artificiels, de la bonne poilade en perspective !
lundi 19 janvier 2009
Paris et ses expositions universelles, architectures, 1855-1937
La Conciergerie [jusqu'au 12/03/09]
Pour celles et ceux qui comme moi, ne prennent pas toujours la peine de se renseigner sur l'expo qu'ils vont voir, je précise que celle ci s'intéresse à l'architecture essentiellement. Elle n'a rien d'exhaustif.
Nan mais ça parait bête dit comme ça, mais enfin je sais de quoi je parle... (quand on prend les virgules pour des + aussi, faut dire...)
Une belle exposition donc, quand on sait à quoi s'en tenir. Peu d'omissions apparemment.
Elle débute par une explication sur la place prépondérante de Paris dans l'histoire de l'Exposition Universelle. Paris est désignée comme la capitale mondiale de l'exposition. Parce qu'elle en a accueilli plus que toutes les autres villes, six au total, et parce qu'on retrouve de nombreuses traces de cet événement dans le patrimoine urbain.
Sont présentées ici huit expositions, de 1855 à 1937 (les six "universelles" + deux autres). Par contre j'ai lu qu'il y en aurait eu une en 1947 également, mais le catalogue ne la mentionne pas.
Paris n'a pourtant pas accueilli la première Exposition Universelle, qui s'est déroulée à Londres en 1851. Malgré cela, la première expo, celle de 1855, à l'initiative de Napoléon III, s'inscrit dans la lignée des expositions nationales des produits de l'industrie française, la première ayant eu lieu en 1798 sur le Champs de Mars.
Les objectifs sont multiples:
-exhibition technologique (culte du progrès et de la science, mise en pratique par la technique)
-foire commerciale (vaste regroupement d'exposants présentant leurs produits)
-salon des beaux arts (particularité française par rapport à la première expo de Londres avec l'aménagement d'un espace réservé aux beaux arts)
-exposition d'architecture (initiée par le Crystal Palace. on présente des bâtiments utilitaires, mais également ludiques et audacieux)
-plan d'urbanisme (il ne s'agit pas d'un objectif de l'époque, mais plutôt d'une conséquence des expositions: l'environnement s'étant trouvé considérablement modifié par les constructions, propres à l'expo ou satellites comme les gares, qui sont restées telles quelles)
-"garden-party" du gouvernement (une expo réussie étant la meilleure des propagandes)
-société des nations (occasion pour les pays d'affirmer leur identité nationale au travers de décors de façades, puis de pavillons)
-fête populaire (le but étant d'ameuter toujours plus de visiteurs, les expos revêtent peu à peu un côté "parc d'attractions")
1855: exposition universelle des produits de l'agriculture, de l'industrie et des beaux arts
15.2 hectares, 25 pays participants, 5M de visiteurs.
Construction du Palais de l'Industrie dans le jardin des Champs Elysées. Il restera en place jusqu'à l'expo de 1897, pour être remplacé par le Grand Palais + construction d'une longue galerie métallique reliée au palais. On est encore de l'ère de la charpente en fonte, qui a débuté à Paris au tout début du siècle avec le premier pont des Arts.
Vue générale de l'exposition
1867
68.7 hectares, 42 pays participants, 15M de visiteurs.
Nous sommes à la fin du Second Empire. Le règne de Napoléon III ne va pas tarder à se ternir, mais pour le moment, il est à son apogée, et l'exposition en marque la splendeur.
Elle sera donc bien plus vaste que la précédente, avec un Palais Omnibus qui occupe tout l'espace du Champ de Mars.
1878
75 hectares, 36 pays participants, 16M de visiteurs.
Nous sommes à présent dans la Troisième République, après la chute de l'Empire, et la guerre de 1870. En Europe, la situation reste conflictuelle, ce qui explique que le nombre de pays participants soit moins important que lors de l'expo précédente.
Construction du Palais du Trocadéro sur la colline Chaillot, à la suite d'un concours lancé à la va-vite.
Ce palais, malgré la volonté de la toute jeune République de faire bonne figure, ne sera apparemment pas aussi réussi que les précédents.
Parc du Champ de Mars
Galerie des Machines, section suisse
1889: commémoration du centenaire de la révolution française
96 hectares, 35 pays participants, 32M de visiteurs.
Le République est bien plus installée qu'onze ans auparavant: la Marseillaise est maintenant l'hymne national, les Mariannes fleurissent dans les bâtiments officiels. Le temps est à la fête, puisqu'on célèbre le centenaire de la révolution. Il est aussi au fer et à l'acier.
L'exposition se distingue par deux bâtiments: le Palais des Beaux Arts et des Arts Libéraux, et le Palais de l'Industrie sur le Champ de Mars, et évidemment, par la tour Eiffel, achevée en 22 mois.
La Galerie des Machines est plus grande que jamais.
Carte publicitaire de ma collec
Les fondations de la Tour Eiffel, fin 1887-début 1888 ?
1900: bilan d'un siècle
120 (ou 216 ??) hectares, 58 pays participants, 51M de visiteurs.
A l'aube du XXème, l'économie française est en phase d'expansion, mais 43% de la population travaille encore dans le secteur agricole (contre 28% dans l'industrie), et la majorité des habitants français vit en zone rurale.
La taille et l'importance de l'exposition sont inégalées. Nous sommes en pleine Belle Epoque, et une fois encore, la France veut en mettre plein la vue.
L'expo s'étend sur le Champ de Mars, la colline de Chaillot, et les quais de la Seine jusqu'aux Invalides.
les Palais du Trocadéro, la Galerie des Machines, et bien sur la Tour Eiffel, sont restés en place depuis la dernière, et de nouvelles constructions sont ajoutées: le Palais des Beaux Arts (ou Grand Palais), et le Petit Palais. Ces deux derniers étant destinés à rester en place par la suite, leur construction s'est faite minutieusement.
L'exposition est telle une explosion, immense, foisonnante, mêlant moderne et classique, métal, bois et stucs.
Quai des Nations
Quai des Nations (avec les pavillons, de gauche à droite, de la Hongrie, Grande Bretagne, Belgique, Norvège, Allemagne et Espagne)
Le vieux Paris
1925: exposition internationale des arts décoratifs et industriels
23 hectares, 21 pays participants, 15M de visiteurs.
Cette exposition n'est pas "universelle", et sa naissance est incertaine. Elle était tout d'abord prévue pour 1914, mais a été repoussée à cause de la première Guerre Mondiale. Et puis, la France est encore en pleine crise financière.
Elle se distingue des précédentes pas l'absence de salle des Machines, et par son thème centré sur l'innovation architecturale.
Sur l'esplanade des Invalides: le fontaine Lalique, le pavillon d'une ambassade française, et la tour de Bordeaux.
1931: exposition coloniale internationale
110 hectares, 8M (ou 33 ?) de visiteurs.
Cette exposition aussi fut repoussée, pour les mêmes raisons que la précédente, car initialement prévue en 1916. L'idée étant de "promouvoir l'expansion coloniale", et de réaffirmer la suprématie de la France sur ses possessions.
Son implantation sera totalement différente de toutes celles qui l'ont précédée: frange ouest du Bois de Vincennes, vers la Porte Dorée.
Le bâtiment principal restera en place en tant que musée des Colonies.
Quelques pays amis/alliés, sont présents, mais dans l'ensemble les pavillons ne sont dédiés qu'aux colonies françaises.
Temple d'Angkor
Grand escalier du Palais d'Angkor Vat, pavillon de la presse Indochinoise, et ?...
1937: exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne
105 hectares, 44 pays participants, 31M de visiteurs.
C'est une exposition qui tente de montrer un monde en harmonie, alors que les prémisses de la Seconde Guerre Mondiale sont déjà présents.
L'expo est de retour sur son site de toujours, le Champ de Mars et les Invalides.
Les thèmes traités sont à nouveau plus diversifiés, l'architecture plus éclectique. On note l'apparition de matériaux nouveaux comme l'aluminium et même le textile.
Pas de grand bâtiment principal construit pour l'occasion, on réutilise le Palais du Trocadéro et le Grand Palais.
Pavillon du métal
Le fait d'avoir vu cette expo a remis au goût du jour une question que je me pose régulièrement: quelle vision de tout cela pouvaient avoir les gens de l'époque?
Evidemment moi, que ce soit ça ou les autres périodes historiques qui m'intéressent, je trouve ça absolument fascinant. Un côté lointain, mystérieux, inaccessible, presque un monde merveilleux dont les aspects négatifs sont gommés, voire inexistants. Mon gros problème face à l'histoire, et je ne pense pas être la seule dans ce cas, c'est que je n'arrive pas à l'étudier tout à fait objectivement à partir des connaissances qu'on en a. Je la fantasme. Mais je n'arrêterais pour rien au monde de le faire, tout en sachant cela.
Par fantasmer je n'entends pas m'imaginer des choses qui n'ont pas été réelles. Je tiens à avoir l'approche la plus rigoureuse possible, mais quand bien même, ça parait toujours beau, toujours mieux, toujours un peu magique...
Et puis j'ai ce sentiment tenace que la modernité gâche tout. Sans l'avoir en horreur, je dois dire que j'y suis assez réfractaire. J'essaie de comprendre, j'essaie de m'y intéresser, mais rien y fait, je n'y trouve aucun attrait.
Donc je me dis que les gens qui ont vécu ces événements maintenant si lointains, avaient peut être la même la même vision des choses: trop novateur, trop moderne... Encore que... Plus on remonte dans le temps, moins ils avaient de connaissances. Et souvent l'inconnu attire et excite l'imaginaire, effraie aussi un peu. Alors peut être qu'eux aussi, ça les faisait rêver... (c'est d'ailleurs l'avis d'un des auteurs des commentaires de l'exposition)
J'essaie de transposer. Que reste t'il d'inconnu de nos jours, qui pourrait faire rêver ?
Bon, je ne connais pas tout, je n'ai pas tout vu. Alors l'étranger, ou les régions de France que je n'ai jamais visitées m'attirent, c'est certain.
Et puis il y a l'espace... Sans aller jusqu'à dire que ça me passionne, je dois reconnaître que je serais sans doute assez fascinée par une exposition sur le sujet, ou sur les moyens de s'y rendre.
Je m'interroge aussi sur leur vision de la beauté des choses. Là encore, même combat. Que ce soit en peinture, sculpture, architecture, dès que c'est récent, je trouve ça moche. Pas tout, quand même. J'ai notamment en têtes plusieurs dessinateurs de notre époque que j'apprécie particulièrement, mais dans l'ensemble...
Comment l'apparition brutale de la Tour Eiffel dans le paysage parisien, ce monstre de métal, a t-elle été accueillie ?
Comment les gens ont il perçu les cathédrales ? Est ce que ça faisait juste partie du décor, ou est ce qu'il se rendaient compte qu'elles sont sublimes au point de faire monter les larmes ? (quoique cette remarque est parfaitement subjective, tout le monde ne situe pas la beauté au même endroit)
Oui finalement, la question, serait la suivante: est ce qu'à l'époque comme maintenant, c'était juste une histoire de goûts, ou est ce que les choses étaient vraiment perçues différemment ?
Et pourquoi la modernité me rebute t'elle à ce point, aussi.
En laissant de côté la psychologie de comptoir qui pourrait éventuellement expliquer pourquoi je m'intéresse au passé, peu au présent, et encore moins au futur.
Je crois avoir une raison à peu près objective.J'ai le sentiment que plus ça va, moins les gens font d'efforts. Dans l'ensemble je trouve l'art, et surtout l'architecture, beaucoup plus pauvre que par le passé. Du moins à une certaine époque. Il est bien évident qu'il y fut un temps où les techniques et les matériaux manquaient pour faire du grandiose.
Mais j'ai la sensation d'une nette dégradation à partir du XXème siècle. Ça m'a sauté aux yeux lors de l'exposition d'ailleurs: dès 1925, les formes des bâtiments m'ont déplues.
Je suppose que le phénomène de société de consommation, toujours tout avoir, toujours plus vite, a réellement un impact sur tout ça. Sur l'architecture surtout, je crois, mais sur les autres arts visuels également... Je ne prétends pas que dans l'art moderne on ne trouve ni recherche, ni émotion. Je suis même convaincue du contraire, bien que la contemplation d'une telle oeuvre ne m'en arrache aucune.
C'est juste que parfois... Je ne peux m'empêcher de trouver une certaine dose de foutage de gueule dans un monochrome par exemple. Ça fait principe du moindre effort.
Je vais stopper là, puisque je n'ai pas de réponse à mes questions.
Tout ceci pour dire que toute la première partie de l'expo m'a faite rêver, et la deuxième m'a simplement intéressée.
J'ai adoré voir les photos de tous ces pavillons, que j'ai trouvés magiques, au moins autant que les bâtiments d'Europa Park, parc d'attraction situé en Allemagne, qui a bercé toute mon enfance, sans doute inspiré de ces expositions, et qui fait toujours briller mes yeux d'adulte.
Ce parc a certainement été copié par Disney d'ailleurs. Quand je vois que Pirates of the Carribeans est une attraction plutôt récente, basée sur la trilogie du même nom, alors que le quartier des pirates existe depuis bien plus longtemps à Europa Park, et que les deux attractions se ressemblent singulièrement... (mais celle d'EP est mieux :-p )
J'ai adoré essayer de me représenter le foisonnement de belles choses que ça devait être, et m'imaginer sautillant de bâtiment en bâtiment, d'une machine à une autre...
NB: le catalogue indique par moment des chiffres totalement différent en parlant de la même exposition, d'où les données entre parenthèses... Notamment en ce qui concerne l'expo coloniale, je pense qu'il s'agit d'une faute d'impression, et qu'il y a bien eu 33M de visiteurs, et 8 pays participants.
Encore une chose qui m'a plongée dans un certaine perplexité en tout cas... D'ailleurs si quelqu'un pouvait m'éclairer à ce sujet.
mercredi 14 janvier 2009
Andrea Mantegna
Musée du Louvre [terminée]
Artiste italien du début de la Renaissance (1431-1506), Mantegna ne s'est pas limité à la peinture. Il maitrise également gravure, lithographie, xylographie, dessin.
Dès l'âge de dix ans, il devient apprenti dans un important atelier de Padoue, saous la direction de Francesco Squarcione. Un enfant prodige... encore un, inspiré à ses débuts par le non moins prodige Fra Filippo Lippi (un des mes chouchous), mais également par les contemporains de Lippi, Donatello et Ucello.
Il subira un peu plus tard l'influence de Jacopo Bellini, père de sa future femme et de son futur acolyte, Giovanni Bellini.
Il quittera Padoue assez jeune, pour exercer à Verone, Rome, et enfin Mantoue où il finira sa vie.
L'exposition présentait donc toutes sortes d'oeuvres, tableaux, dessins, gravures, litho et xylographies, sculptures, enluminures, croquis, attribués à Mantegna et au cercle d'artistes qui ont pu le côtoyer ou s'inspirer de lui (dont quelques tableaux de Correggio que j'aime beaucoup), autour des thèmes suivants:
(cliquez pour agrandir les images)
-Padoue, carrefour artistique
Sainte Euphémie 1454
-Giovanni Bellini et Andrea Mantegna
-Autour du triptyque de San Zeno de Verone
Rétable de San Zeno (1457-1460)
-A Mantoue (1460-1470)
Premier Saint Sébastien (vers 1470-1475)
-Autour du Saint Sébastien d'Aigueperse (1478-1490)

Deuxième Saint Sébastien (vers 1478-1480)
Mantegna et Saint Sebastien, vidéo explicative
-Mantegna invenit
-Autour de la Vierge de la Victoire
La Vierge de l'Enfant avec Francesco GonzagaGonzaga, Saint Michel Archange, Saint André, Lonin, Saint Georges, Saint Jean Baptiste, et Sainte Elisabeth dite la Vierge de la Victoire. (1495-1496)
-Mantegna dans le studiolo d'Isabelle d'Este Gonzague
Minerve chassant les vices du jardin de la vertu (1500-1502)
-Les triomphes de Mantegna: la forme et la vie
Triomphe de César (quelques années avant sa mort)
Les triomphes: série comportant dix tableaux mettant en scène le triomphe de César après la conquête de la Gaule
-Vers la "manière moderne"
L'adoration des mages (1495-1500)
L'exposition se terminait enfin sur les photos des fresques réalisées par Mantegna dans la Chapelle d'Ovetari à Padoue, et au Palais Ducal de Mantoue.
Détail de la Chambre des Epoux, palais ducal (1465-1474)
N'étant malheureusement pas étudiante en art ni suffisamment cultivée pour pouvoir analyser à fond une oeuvre, je suis obligée de me baser pas mal sur le ressenti, et sur le côté esthétique.
Généralement je suis très attirée par la peinture religieuse, et notamment les représentations de vierges à l'enfant. Ce qui n'a pas été forcément le cas ici. Dans les premiers temps, je trouve les visages peints par Mantegna trop déformés, parfois bouffis, un peu torturés. Evidemment on le comprend lorsqu'il s'agit de représenter le martyr de Saint Sébastien, mais sur d'autres tableaux, c'est une caractéristique qui me dérange. D'ailleurs Mantegna n'est pas le seul à peindre des petits Jésus trop gras, presque porcins, et des vierges parfois effrayantes, alors que d'autres sont capables de rendre les madones si pures, si sublimes...
En revanche j'ai particulièrement aimé les oeuvres à partir de "l'époque Isabelle d'Este", celles ci étant largement inspirées de la mythologie et de l'antiquité. Dans la série, je suis restée bouche bée devant l'allégorie des vertus, et celle des vices, de Correggio toujours.
Le trait semble devenir plus doux, et les tableaux témoignent d'une telle légèreté, sérénité, et insouciance face à la vie, qu'ils me donnaient envie de m'y perdre. L'hédonisme en peinture me bouleverse, et d'autant plus lorsqu'il est imagé par quelque personnage mythologique grec ou romain, ce qui est souvent le cas je crois.
Si je suis relativement insensible à tout ce qui est gravure et litho/xylographie, à part pour la dimension technique, j'ai été particulièrement émue (mais j'ai cru bon d'éviter les larmes face à la horde de touristes italiens septuagénaires...), allez savoir pourquoi, par ses dessins à l'encre noire ou brune. Souvent de petits dessins, pourvus de détails d'une richesse incroyable, et un trait bien différent de celui lorsqu'il peint, tellement maitrisé. J'ai en tête une série de cinq petits médaillons absolument extraordinaires, dont je ne trouve malheureusement pas de photo.
Une très belle expo en conclusion, à peine gachée par la foule trop importante. De toute façon je crois que je peux définitivement faire confiance aux expositions temporaires du Louvre. Ingres, Praxitèle, Mantegna, rien à redire...
Allégories des vices et des vertus, Antonio Allegri dit Correggio
Reproduction d'un dessin à l'encre de Mantegna
mardi 13 janvier 2009
Il n'y a qu'un vrai succès *
Janvier, une nouvelle année qui débute, le temps des résolutions...
Je crois bien que c'est la première fois que je n'établis pas une liste de résolutions parce qu'il faut le faire, mais parce qu'elles émanent d'une volonté profonde de bousculer un peu ma vie.
Crise du quart de siècle qui dure, crise d'adolescence qui s'éternise ? De toute façon, je suis en crise, en chantier, en chamboulements, depuis si longtemps que je n'arrive plus à me souvenir d'une période où j'ai pu être sereine et insouciante...
Plus depuis la terminale je crois, année bénie, simple, sans souci malgré le bac et le permis au bout du tunnel. Mes amis, ma Gniagnia détestée... Le maître mot est la déconnade. Ah si j'avais su ! J'en aurais encore un peu plus profité de cette année.
La suite n'a été qu'une succession de batailles. Je me suis perdue, puis retrouvée pour mieux me perdre... Jusqu'à une longue descente aux enfers, à partir de l'automne 2005.
D'abord douce puis vertigineuse, avec une année 2007 qui ressemble à un chemin de croix, puis 2008... Je vois poindre une résurrection qui se matérialise au fil des mois, pour pratiquement arriver à maturité à la fin de l'année.
C'est donc un heureux hasard si mon cheminement personnel coïncide avec le début 2009.
Comme je ne sais pas faire les choses à moitié, l'utopie me gagne, et je n'ai pas osé faire de liste de peur d'être prise de vertiges...
Mais en fin de compte, même si je ne boucle pas tout cette année, j'essaie de me convaincre qu'il m'en restera d'autres après celle ci pour continuer sur cette voie.
Cette voie, quelle est elle ?
Ne plus jamais baisser les bras parce que je n'arrive pas à atteindre la perfection d'emblée. Et d'ailleurs rayer cet avant dernier mot de mon vocabulaire.
Ne plus me laisser démoraliser par toutes le difficultés qui barrent ma route, par l'année qui ne commence pas spécialement bien, et enfin me rendre compte à la place, à quel point je suis déjà nantie.
Toujours m'autoriser à faire ce qui me passionne, même si ça signifie passer ma vie à courir dans les musées, les expos, les monuments; lire trois livres en même temps entre deux recherches sur le net; trouver du temps pour une asso de reconstitution historique, pour bosser ma basse et jouer dans un groupe, pour me lancer dans la couture et les travaux manuels parce que j'ai besoin de créer; et pour enfin achever ce grand projet qui me taraude depuis tant d'années.
Et mes amis, et mon travail, et du sport...
Évidemment que c'est utopique, que c'est titanesque... (et encore je n'entre pas dans les considérations pécunières, sinon vous me retrouvez aux urgences) Mais je ferai ce que je peux, jamais moins, et ce sera bien.
La seule chose qui compte à mes yeux c'est de faire éclater la bulle dans laquelle je me trouve depuis ma majorité. D'arrêter de vivoter, et de me mettre à vivre pour de bon.
Presque neuf ans pour en arriver à cette conclusion simplissime que la vie est courte et qu'il faut profiter de chaque instant.
Pas de temps pour les tergiversations.
Ne restera que ma propre construction, ma personnalité à affirmer, mon caractère à affiner, mes défauts à affaiblir.
Mais dans ce domaine comme dans tout autre que je sois en mesure de contrôler, la progression est exponentielle, et les progrès accomplis ces deux dernières années me donnent le courage d'en faire deux fois plus pour celle à venir...
La dernière résolution, mais non la moindre, sera de suivre cet enseignement d'Epictète lorsque les échecs frapperont à ma porte: " N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux"
Bien ! Tout ça pour dire que pour le moment, c'est une expo par semaine, donc l'occasion de faire de nombreux comptes rendus ! Le premier dans les prochains jours.
* : être capable de vivre sa vie à sa manière...(Christopher Morley)
vendredi 5 décembre 2008
Anorexia
Moi ça ne me viendrait pas à l'idée de me dire qu'il faut que je ressemble à ça (même avec un corset... non non pas moyen !), mais les adolescentes qui voient ça ?
illustration: les mannequins lingerie de l'enseigne New Look
lundi 20 octobre 2008
Patrick SUSKIND - Le parfum
Quatrième de couverture: "Au XVIIIe siècle vécu en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n'avait besoin de rien.
Or ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bel et bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le dieu tout puissant de l'univers, car "qui maitrisait les odeurs, maitrisait le coeur des hommes."
C'est son histoire, abominable...et drolatique, qui nous est racontée dans le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire, et est devenu très vite un best seller mondial."
Mon avis: Enivrant. Diaboliquement fascinant, et bien trouvé. (Je sais, c'est court comme avis, mais finalement je ne sais pas quoi en dire à part c'est bien les gens, lisez le, enfin ptet que vous n'aimerez pas mais moi j'ai aimé. Très constructif...)
dimanche 19 octobre 2008
Erratum
Tout compte fait je ne serai pas la seule rédactrice de mon nouveau blog, j'ai invité Djoude (NDLR: une amie, mais qui ne s'en serait pas douté !) à le coécrire avec moi. Ca va décoiffer ^^ !
samedi 18 octobre 2008
Ah vraiment ?
Couloirs du métro, station Strasbourg Saint Denis.
Des affiches du film "Magique", où l'on voit écrit en grand: "quand la vie est vraiment...magique"
Sous l'une d'elles, une vieille femme faisant la manche.
Je n'ai pas trouvé le courage de prendre en photo ce parfait exemple du cynisme de notre société.
jeudi 16 octobre 2008
Transports en commun
"Never trust a naked bus driver" Woody Allen (dans Anything Else)
Should we really trust someone naked anyway ?
mercredi 15 octobre 2008
Self promo
Puisqu'on parle de littérature aujourd'hui, en v'là d'la bonne ! (allez clique clique !)
Ouais, bon.
Enfin c'est moi qui écris quoi. Finalement j'ai préféré le faire sur un blog à part, donc pas de nouvelle sur celui ci, contrairement à ce que j'avais annoncé.





































